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Les Adhérents : Azimuts : Filière

Mise à jour : 28 juin 2010

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Schéma de filière :

Coton biologique
Etat du Madhya Pradesh (Inde)

Noix de lavage
Etat de l’Himachai Pradesh (Inde)
35 personnes pour la transformation
4,3% CA Azimuts

Encens Tibétains
Katmandou (Népal)
10 personnes
0,4% CA Azimuts
achetés et expédiés par DKB

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Egrenage et filature
Mahima Organic Cotton Technologies
 
Transport par bateau
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Tissage et teinture
4 partenaires indépendants

Azimuts
Stockage et Distribution

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Atelier coton DKB
Katmandou (Népal)
40 Personnes
84% CA Azimuts
Tricots par SHEWD
Thaiba
11.3% du CA
Atelier Jersey coton
Dargeling (Inde)
4% CA Azimuts
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Transport aérien

Matière première

Azimuts achète son fil de coton à Mahima organic cotton technologies (MOT)

Ce projet situé dans l’état du Madhya Pradesh est un des plus importants en Inde aux côtés de Maikaal BioRe, Pratiba Syntex et Agrocel.

MOT regroupe egrenage et filature du coton. Le projet emploi 300 employés. Les conditions de travail sont bonnes, l’unité de filature est certifié SA 8000

MOT transforme 5 tonnes de coton par jour, ils ne travaillent qu’avec du coton bio.

L’organisation coordonne 5 projets agricoles qui regroupent 5000 paysans de 200 villages. Elle fournit le financement nécessaire à la mise en place de la production biologique, le savoir technique, des cuves à biogaz pour chaque producteur (produit un gaz renouvelable qui offre un gain de temps aux femmes) ainsi qu’un prix salaire plus élevé de 25% que le salaire moyen d’un producteur de coton chimique. Les cultivateurs suivent le cahier des charges de Control Union (skal), organisme de certification biologique.

Il y a une rotation des cultures, le coton est cultivé pendant 6 mois puis laisse la place aux épices et au maïs pour diversifier les sources de revenus.

L’organisation est certifiée Ecocert ESR depuis juin 2007. Une certification FLO est aussi en cours.

Les tisseurs et teinturiers

Les artisans sous-traitent le tissage et la teinture des vêtements. 1 partenaire indépendants fait fonctionner sont atelier en permanence afin de pouvoir fournir en temps les tissus utilisés pour la collection en cours. . Des rencontres ont lieux régulièrement afin de leur faire part des exigences en matière de qualité et de constater qu’aucun enfant ne travaille dans ces ateliers, certains viennent pour se former au métier (ils ont au moins 14 ans et sont rémunérés).

La régularité des commandes leur apporte du travail tout au long de l’année.

Azimuts leur fournis le coton biologique (pas d’avance de trésorerie) et leur achete intégralement les commandes passées (pas de stocks inutiles).


L’atelier de confection

les produits de cet atelier représentent 84% du CA d’Azimuts

L’une des particularité d’Azimuts réside dans le fait qu’elle ne s’est appuyé sur aucune structure existante mais a crée et développée au fil des années des conditions de développement équitables pour les partenaires avec lesquels elle travaille.

En voici la chronologie :

la structure était d’abord constituée de deux artisans. Ils réalisaient des broderies sur des tee-shirts, puis vendaient les produits finis dans leur petite boutique. 2 tailleurs travaillaient pour eux, ils vendaient donc quelques créations en plus de leurs broderies. A cette époque ils faisaient sous-traiter l’essentiel de la confection. Ils embauchaient ponctuellement pour les commandes importantes. En 1996, les commandes sont prépayées afin qu’ils ne soient jamais endettés et qu’ils achètent des tissus de qualité.

En 1997, engagement dans la durée, le travail est satisfaisant, la relation est intéressante. Cela leur permet de louer leur propre atelier et d’embaucher des ouvriers. Afin que ceux-ci profitent de la relation d’équité, le nombre de tailleurs est limité ; de cette façon, les commandes leur assurent un travail régulier. En 1998, les prix d’achat sont ehaussés afin que les artisans puissent payer dignement leurs employés (+100%) égalité de la rémunération hommes femmes (ou presque).

En 2000 : Grâce à la régularité des commandes, les artisans ont maintenant une trésorerie suffisante pour acheter eux-même les matières premières. travail en France avec des revendeurs (Artisans du Monde, Aspal,... ou boutiques indépendantes de Commerce Equitable). Ceci permet de garantir un volume de travail régulier dans l’atelier tout au long de l’année.

Au cours de ces cinq années, 10% des bénéfices sont retournés au Népal pour financer des actions sociales en faveur de l’enfance.

En 2001 : Création du fonds social. L’atelier investit dans un ordinateur et un groupe électrogène. Ainsi, les communications sont plus faciles et les artisans n’ont plus de problèmes de coupures d’électricité (fréquentes au Népal). L’argent qui est versé sur le compte social provient maintenant d’un surcoût de 7% payé sur chaque pièce commandée. Ce compte est géré par les artisans qui sont chargés de le distribuer (parrainages, école...)

En 2002, Azimuts a décidé de financer 30% de la location d’un atelier plus adapté pour permettre de loger les tailleurs venus des campagnes et ainsi pouvoir embaucher des personnes plus sérieuses. Depuis 2007, ils assument eux-mêmes le coût de cette location.

En 2003, les artisans sont trois et ils embauchent 10 nouveaux tailleurs et 2 nouvelles couturières.

En octobre 2003, Azimuts subi un grave incendie en France, toute la collection doit être produite à nouveau Depuis ce jour, l’assurance du stock de coton au népal est financé par Azimuts.


Les tricots réalisés par Shewd (Society For Health, Environment & Women Development)

Les tricots représentent 11,3% du CA de la société.

L’ONG Shewd se consacre à travailler dans l’intérêt des communautés les plus défavorisées de Kathmandou. Elle soutient des projets servant à générer de nouveaux revenus à ces populations, afin qu’elles puissent répondre à leurs besoins élémentaires (nourriture, logement, éducation...).

C’est à travers un de ces projets que l’association SHEWD essaie d’émanciper les femmes de Thaiba, village défavorisé de la vallée de Kathmandou et d’améliorer ainsi leurs conditions de vie. "HIPKNIT" est une petite société, basée sur les principes du Commerce Equitable qui a vu le jour en 1998. L’opportunité est donnée à une quinzaine de femmes, formées et équipées par SHEWD, de réaliser et vendre des vêtements et autres accessoires tricotés main. La totalité des bénéfices réalisés est directement reversée aux femmes.

Nous avons été contactés fin 2003 par un membre de l’ONG dans le but d’un éventuel partenariat. Nous les avons rencontrés en février 2004 et leur avons passé une commande de petits sacs pour notre collection été 2004. Leur sérieux et leur motivation nous ont donné entière satisfaction, nous leur confions la réalisation de notre collection de lainages et le développement d’une gamme de coton biologique tricoté main.

En 2006, nous avons réévalué la rémunération des femmes pour chaque pièce tricotée. Bien que cette association soit en elle même équitable et qu’elle prévoit un système de rémunération correcte des tricoteuses, nous avons décidé en 2006, de réévaluer ce système de paiement qui nous semblait légèrement insuffisant. Nous avons donc volontairement augmenté nos prix d’achat afin de pouvoir améliorer leurs revenus.


Tee Shirt en jersey

Ils représentent 4% du CA d’Azimuts

En 2004 nous avons décidé de développer une filière de confection d’articles textiles en jersey de coton biologique. En avril 2004 nous nous sommes rendus à Darjeeling (montagnes du Bengale oriental, piémont Himalayen, à 500 Kms au sud-est du Népal) afin de rencontrer des futurs partenaires. La ville est accrochée à 2100 mètres d’altitude, cernée de plantations de thé.

Nous avons rencontré une famille qui possédait une petite échoppe et employait irrégulièrement 5 ouvriers. Ils confectionnaient (avec des machines non électrifiées) des costumes pour hommes pour la clientèle locale. La démarche équitable de Azimuts les a enthousiasmé et notre proposition de partenariat a permis la concrétisation de leur souhait : descendre à Siliguri (chef lieu de canton dans la plaine) pour y mener une vie plus facile et pouvoir apporter à leurs enfants une éducation de qualité.

Pour info, à Darjeeling la situation est très difficile. L’économie repose uniquement sur la culture du thé et le tourisme, L’hiver est long et très rigoureux, politiquement la corruption est endémique, des querelles opposent des opinions extrémistes et la population est prise à partie. Les maoïstes népalais sévissent dans les campagnes voisines. Les réseaux d’énergie sont insuffisants en puissance et fréquemment en panne du fait de l’altitude et des conditions météorologiques difficiles. Le réseau d’eau potable est lui aussi hors d’usage, la ville étant approvisionnée par des camions-citernes la nuit. Pour finir, l’unique route menant à Darjeeling est coupée en période de mousson, des fois pour plusieurs jours.

Durant les mois qui ont suivis nous avons peu à peu étudié et monté le projet. Un deuxième voyage nous mena à Calcutta en Avril 2005 pour lancer les ébauches de nos futurs tee-shirts. Nous avons financé l’achat des machines à coudre et sur-jeteuses. Nous avons acheté le jersey de coton biologique teinté (avec éco label) qui a été acheminé à Siliguri en Août 2005.







Un troisième voyage avec la modéliste en Septembre 2005 fut nécessaire pour finaliser les modèles, rencontrer les différents intervenants et visiter les locaux. Ils louent dorénavant le rez-de-chaussée d’une petite maison dans un quartier calme de Siliguri.

Durant toute cette période, nous avons dû aider nos nouveaux partenaires pour financer les installations et mises aux normes des locaux, et leur donner de quoi vivre avant d’avoir la première commande et les rentrées d’argent correspondantes.

En février 2006, nous avons reçu les premiers tee shirts et sweet shirts. Après une mise en place difficile, la production s’est organisée et nous sommes maintenant très contents de la qualité des vêtements fabriqués dans cet atelier

En 2008, nous avons dû cesser la collaboration du fait de trop nombreux problèmes avec le partenaire (barrière de langage, délais de livraison beaucoup trop long, impossible à faire évoluer car trop de feins). Malgré tous nos efforts nous n’avons pas pu pérenniser cette filière.

Noix de lavage

Les noix représentent 4,3% du CA d’Azimuts.

Azimuts est associé à la SARL Le Biomonde pour le développement de cette filière, nous mutualisons nos compétences pour permettre des volumes de vente suffisant à notre partenaire.

Nos noix de lavage proviennent du piémont himalayen de l’Himachal Pradesh, région semi montagneuse du nord de l’Inde (500 à 1500 mètres d’altitude). Ce terroir est réputé pour la qualité exceptionnelle des noix portées par l’arbre Sapindus Mukorossi (arbre à savon) et leur richesse en saponine.

La notion de terroir est essentielle, car cet arbre pousse dans de nombreuses régions du monde, mais les propriétés lavantes des noix sont variables. Cet arbre, semi sacré dans la culture Indienne, pousse librement, en périphérie des champs, dans les zones reculées ou sauvages, en bordure de routes. Le plus souvent de manière isolée car il n’existe pas de culture de Sapindus.

L’engouement récent des occidentaux pour ce nouveau type de lessive écologique a provoqué une « ruée » sur la noix de lavage, sans pour autant modifier les cultures vivrières, ni les habitudes des populations locales. En effet, les arbres sont disséminés sur de très vastes territoires et la cueillette de ces noix ne représente qu’une activité complémentaire sur une période courte (entre début Octobre et fin Décembre). Le potentiel de cueillette est considérable, et peut augmenter sans risque de déstabilisation écologique ou économique.

Des sous espèces de l’arbre à savon (notamment le Sapindus Trifoliatus), porteurs de noix plus petites et moins efficaces pour le lavage, sont recherchées par certains importateurs car elles sont moins chères. Il existe aussi un « marché » de la noix à Delhi, ou des grossistes locaux achètent des noix de qualités et de provenances diverses (Inde, Népal, Bangladesh, Pakistan…), principalement destinées à être incorporées en tant que base pour des détergents chimiques, mais aussi vendues avec de fortes marges à des acheteurs peu soucieux de la qualité.

Ce qu’il faut savoir sur les modes de production conventionnels.

Les noix sont « réservées » auprès des propriétaires d’arbres par des entrepreneurs agricoles, lors de la floraison des arbres, ils estiment la future récolte au nombre de fleurs portées. Un arbre peut donner de 200 à 1500 kg de noix suivant son âge. Ceux-ci achètent les fruits quelques centimes du kilo (en dehors de tout travail pour le propriétaire), et procèdent manuellement avec leur équipe la récolte et le conditionnement. Ces mêmes entrepreneurs les revendent jusqu’à 10 fois plus cher aux grossistes de Delhi (la récolte et le transport ne peuvent justifier un tel profit sur un produit agricole). Ceux-ci les stockent et espèrent les vendre à leur client le plus cher possible, suivant les fluctuations du marché et des stocks disponibles. Ces grossistes et entrepreneurs spéculent sur la noix, eux seuls profitent de la « manne » que constitue ce nouveau marché. Ils sont bien informés de la demande croissante occidentale et mettent tout en œuvre pour en tirer le bénéfice le plus grand en utilisant les mécanismes classiques de spéculation.

On le voit une fois de plus, les ouvriers agricoles et les propriétaires des arbres sont volontairement exclus du développement économique généré par cette filière, les privilégiés les exploitent et profitent seuls du « boom » de la noix. Les prix d’achat ont augmenté de 263% entre Juin 2005 et Septembre 2006. Les travailleurs eux, sont payés à la journée, sans avoir vu d’augmentation salariale liée à cette brusque inflation. Les noix sont ensuite simplement ouvertes, leur noyau est extrait (seule la coque de noix contient les saponines actives pour le lavage), et elles sont finalement conditionnées en sacs de 1kg. Ces opérations sont souvent effectuées à Delhi, dans des conditions parfois effroyables par les plus pauvres.

Nos pratiques et engagements.

Afin de pratiquer un commerce résolument tourné vers l’équité, à tous les niveaux de la filière, Azimuts a mis en place un partenariat depuis 2005 avec un producteur, depuis la réservation des noix jusqu’au produit fini, en éliminant les intermédiaires inutiles et en répartissant au mieux les richesses générées.

- Financement de la réservation des noix sur pieds, et achat comptant des stocks de noix sur place (pas d’endettement du producteur).

- Engagement dans la durée, par des commandes régulières de volumes importants permettant la pérennisation de la filière.

- Répartition des richesses. Les prix proposés aux propriétaires sont multipliés par 3, et les salaires des journaliers récolteurs sont le double du salaire journalier commun. Leurs déplacements domicile/lieu de travail sont de plus pris en charge par notre associé indien.

- Optimisation et relocalisation des processus de transformation. Les opérations de décorticage et d’ensachage, ainsi que la réalisation des sacs en coton (emballages et bourses de lavage) sont intégralement réalisées dans l’Himachal Pradesh. Une équipe de 35 personnes a été constituée en proposant des emplois durables à des femmes vivant dans des conditions d’extrême précarité. Elles sont salariées toute l’année et peuvent vivre dignement de manière autonome.

- Réduction de la pollution et de l’impact écologique. Nous expédions depuis les montagnes les noix décortiquées et ensachées (50% d’économie de poids transporté) dans des containers volumineux, par voie maritime exclusivement.

- Certification biologique financée par nos soins. Celle-ci permet de garantir :

- Le terroir et l’année de récolte des noix.
- Le taux de saponine.
- L’organisation de la filière de transformation. Ces vérifications sont effectués par Ecocert India

Encens tibétains

Ils représentent 0,4% du CA d’Azimuts.

Nous achetons les encens Shambala depuis 1997. Nous avions alors rencontré Tashi Gyalpo, un ancien moine bouddhiste. Au monastère il était chargé de confectionner les encens selon des principes ancestraux datant du 6° siècle. Il a subitement quitté l’entreprise depuis plusieurs années sans donner de nouvelles....

L’unité de production se situe dans la campagne non loin de Katmandu, il y a environ 10 personnes qui y travaillent sans aucun enfant bien sûr. Les ingrédients sélectionnés proviennent de l’Himalaya. Un processus de deux mois est nécessaire pour obtenir des encens de qualité, chaque ingrédient devant être incorporé à un moment précis en fonction de la période lunaire. Etant donné la petitesse de nos achats, qui ne se sont jamais développés, nous n’avons rien mis en place de particulier avec cette entreprise.

 
Notes de la Commission :
Historique :
08/08/09 : 100 - maintien


25/08/08 : 100 - fin audit


25/08/07 : Audit


membre fondateur : juin 2006
Rapport d’audit
J. Silwal & Co. - Katmandu, Népal
Complet (25 Août 2007) :
J Silwal & Co. - Katmandu, Népal {PDF}
Condensé (25 Août 2007) :
J Silwal & Co. - Katmandu, Népal {PDF}

 
 
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